DÉJÀ PLUS DE 1700 ÉLEVEURS, TECHNICIENS, INGÉNIEURS ET ACTEURS DU SECTEUR ONT ASSISTÉ À L’ÉVÈNEMENT !

  • 2018 : LA SANTÉ, L’ALIMENTATION ET LA PERFORMANCE DANS LA CONDUITE D’UN GRAND TROUPEAU

    Une nouvelle édition couronnée de succès ! Succès d’affluence, tout d’abord, puisque 340 participants nous ont fait la joie de leur présence.

    Le Docteur Thibault Hintzy
    nous a rappelé les éléments fondamentaux quant au confort des animaux

    Les Docteurs Philippe Verdoolaeghe et Dominique Champenois
    ont évoqué un sujet moins « conventionnel » de la part de vétérinaires : la gestion des équipes et l’organisation des ressources humaines au sein d’un exploitation

    Michel Welter
    (gestionnaire de la SCL Lait Pic Carde, plus familièrement dénommée « ferme des 1000 vaches) nous a retracé les étapes clés de ce projet et des points d’attention, des contraintes et intérêts de cette démarche. Il nous a également présenté son exploitation au jour d’aujourd’hui

    Pierre Rouault (Gaec des Landelles)
    nous a présenté son exploitation en qualité de témoin.


  • 2017 : LE BIEN-ÊTRE ANIMAL ET LES PISTES DE VALORISATION POUR LE SECTEUR

    Cette année, le thème central de cette journée, était le bien-être animal et les pistes de valorisation pour le secteur.

    Un nouveau succès pour cette « cuvée » 2017 puisque 300 personnes avaient fait le déplacement dont la moitié d’éleveurs.

    Le Docteur Yves Debeauvais
    L’accent a été mis sur la santé des animaux
    Il a démontré comment la gestion des troupeaux sur la base du management, du confort et de l’ alimentation sont des facteurs clefs du succès.
    Il a insisté sur la prévention afin d’optimiser la santé des animaux pour rationnaliser les couts vétérinaires et obtenir un meilleur rendement de l’exploitation.

    Gérard You, après avoir dressé un tableau de la situation technico-économique des élevages laitiers, a donné quelques leviers d’actions pour créer de la valeur et améliorer les revenus des éleveurs.
    Il a notamment abordé les facteurs clé de réussite et points de vigilance pour les grands troupeaux :

    • Le Travail : Temps disponibilité, compétences, répartition des tâches, management, entente
    • Les surfaces et l’alimentation : changement de système, autonomie fourragère,
    • Les animaux : effectifs nécessaires, conduite, santé.
    • Le Capital : masse d’investissement, financement, trésorerie


    Régis Desseaux, en replaçant l’homme au centre de l’élevage, a expliqué comment la motivation du personnel permet aux élevages de grands troupeaux de gagner en efficacité
    Ses points clé :

    • Bien vivre sa vie professionnelle en faisant la part des choses, en étant clair avec son projet
    • Bien vivre son métier en partageant un atelier à plusieurs
    • Rendre heureux ses salariés

    Bruno Greffet
    Au GAEC De Stivan les compétences des associés sont très complémentaires et garantissent une grande autonomie dans la gestion de l’exploitation, avec un « spécialiste » par domaine d’activité : mécano, inséminateur, ingénieur agronome, comptabilité, auto construction…
    Selon Bruno Greffet la restructuration des élevages est indispensable dans la région pour pérenniser cette activité dans le futur.

    Lionel Dosne
    Le GAEC des Tourelles qui fabrique des fromages au lait cru avec en tête, le chaource fermier AOP, est nettement tourné vers une logique de chaine de vie du champ à l’assiette.
    Il est membre d’une association d’éleveurs laitiers européens qui mettent en commun l’analyse de leur performances respectives ce qui leur permet d’optimiser leur gestion et d’évoluer en permanence;
    Pour Lionel Dosne « même si l’on rentre dans une logique d’entreprise, le but est de vivre bien de son travail :économiquement et socialement ».

  • 2016 : LA PLACE DE L’HUMAIN DANS LES GRANDS TROUPEAUX

    250 éleveurs et professionnels de l’élevage se sont déplacés à Amiens (Somme) pour assister à la troisième édition des journées Grands Troupeaux.

    La matinée a débuté par l’intervention du docteur David Reid, vétérinaire américain cumulant 43 ans d’expérience dans l’industrie laitière. Tout au long de sa carrière, il a évalué des systèmes de traite d’exploitations laitières disséminées aux quatre coins des États-Unis. Membre du Mastitis Council, il conseille des éleveurs laitiers et des praticiens basés au Canada, au Mexique, en Hongrie, au Brésil et en Angleterre. « Le respect du bien être animal reste la clé du succès en production laitière. Avant de construire un bâtiment d’élevage, il est essentiel de se dire qu’il ne faut faire aucun compromis pour le confort des vaches. Un bâtiment dure toute une carrière laitière, il ne faut pas transiger sur le bien être animal. » Il notamment préconise le sable dans les logettes présentant selon lui les meilleures garanties en matière d’hygiène et de confort. Dans la conception d’une salle de traite, il rappelle l’importance des dimensions de l’aire d’attente et du couloir de sortie. Il a présenté une multitudes de préconisations sur le sujet : placement des abreuvoirs, dimension des couloirs, placement des tapis caoutchouc, aération…

    Partir du potentiel agronomique
    Fort d’une expérience terrain de 30 ans, Paul Gilles Posseme, expert en économie et système de production chez Xpertia, a, pour sa part, souligné l’importance de bien se préparer dans un projet de fusion de troupeaux. « Avant de se lancer dans les parties comptables ou techniques, un projet de fusion doit débuter par la définition d’objectifs professionnels mais aussi privés. Il faut bien vérifier que les associés partagent une vision commune, au risque de voir apparaître un jour des divergences pouvant conduire à la séparation. Les associés doivent ensuite définir une stratégie claire : logique intensive, extensive…Une fusion conduit à la naissance d’une nouvelle exploitation et il devient impératif de repartir d’une copie blanche, il faut définir les moyens de production (cheptel, parcellaire…) et aussi regarder si ils correspondent aux objectifs fixés. Par exemple, avec des terres ayant un potentiel agronomique moyen ou faible, il semble difficile d’élever des vaches à plus de 10 000 litres : la qualité des fourrages ne sera pas au rendez-vous et il faudra compenser par les concentrés de production». Paul Gilles Posseme rappelle qu’une conduite de l’atelier laitier peut s’adapter au modèle fourrager de l’exploitation, mais que l’inverse s’avère impossible possible : l’éleveur doit donc s’adapter à ses sols. La définition de la stratégie doit ensuite se traduire par des plans d’actions à courte et moyenne échéance. « Il faut accepter la différence et plutôt se mettre d’accord sur des objectifs de résultats que de moyens ».

    L’humain d’abord
    Régis Desseaux, dirigeant d’Arc et Sens Développement, se définit comme un « coach » en relation humaine ayant une solide expérience du monde agricole. Il a donné aux congressistes des outils pour mieux appréhender les relations humaines dans les sociétés agricoles. Comme Paul Gilles Posseme, il rappelle que l’association avec d’autres éleveurs se révèle loin d’être anodine et nécessite un travail sur les attentes de chacun. Si il est plus souvent appelé lorsque les associés d’un Gaec sont en conflit, il préfère intervenir en amont d’un projet d’association. Il constate la nécessité de professionnaliser la gestion humaine des exploitations agricoles : se doter d’un bureau en dehors de la maison d’habitation, mettre en place une réunion hebdomadaire, essayer de formaliser par écrit les décisions, mettre en place des règlements intérieurs…Enfin, il a donné des outils pour mieux appréhender la personnalité de ses associés ou de ses salariés pour mieux cerner leurs attentes afin de faciliter les relations. « L’homme est capable du meilleur comme du pire, mais c’est vraiment dans le pire qu’il est le meilleur » a t il conclu son intervention.

    Cinq robots au Gaec de la Guinguette
    Eleveurs dans les Ardennes, Jean-Marc Canneaux et deux de ses frères, Jacky et Sylvain, ainsi que son épouse, Edith sont en cours de finaliser leur projet de bâtir un élevage de 360 vaches laitières avec 5 robots de traite. « Au départ, nous avons réfléchi à un roto…Finalement, nous avons opté pour des robots car je ne suis pas un manager et employer des salariés me semble compliqué dans notre contexte sociale et réglementaire ». Les décisions prises par le tribunal des prud’hommes inquiètent les éleveurs. Par ailleurs, la TMS -troubles musculo-squelettiques- et le ras le bol de la traite du dimanche soir ont également conduit les éleveurs à acheter cinq robots Boumatic.

    Gaec de Wittelsheim
    Le Gaec, situé dans le département du Haut-Rhin, compte aujourd’hui 7 associés et deux salariés pour un cheptel de 380 animaux dont près de 200 vaches en lactation. « Notre équipe se veut jeune et soudée, la solidarité constitue d’ailleurs la base de notre relation. Si nous appartenons à la même famille, nous travaillons tous les jours pour faciliter les échanges. Élever des vaches à plus de 10 000 litres, c’est facile. Obtenir un prêt à la banque de 3 millions, c’est facile ! Mais s’entendre entre êtres humains, c’est compliquée et même très compliquée ». Pour maintenir une dynamique de groupe, les associés mènent constamment des projets ainsi l’exploitation a opté pour l’autoconsommation électrique en installant 90 m2 de panneaux solaires photovoltaïques permettant de couvrir par jour jusqu’à 50% des besoins en électricité de l’élevage. L’animation des réunions hebdomadaires alterne chaque semaine, ainsi chaque associé mène les débats du groupe, histoire que personne ne se sente exclue des prises de décision. Par ailleurs, ils valorisent bien leurs salariés en leur accordant le même salaire qu’aux associés. Cette valorisation s’accompagne de responsabilités et de devoir comme par exemple travailler le week-end.


  • 2015 : LA GESTION AU QUOTIDIEN DES EXPLOITATIONS DE GRANDE TAILLE

    La société BouMatic, en partenariat avec le magazine Grands Troupeaux , Philéo et Inzo, a une nouvelle fois réussi à faire le plein pour son événement « les Journées Grands Troupeaux ». 400 éleveurs, techniciens, ingénieurs sont venus écouter des experts et des éleveurs sur le management des grands cheptels laitiers. Conseils, témoignages, études statistiques ont permis aux congressistes de démystifier la gestion au quotidien des exploitations de grande taille. Plus que la technique, le management des hommes constitue la principale difficulté.

    La gestion des mammites
    La journée a débuté par l’intervention du Docteur Pamela Ruegg, spécialiste de la gestion des mammites dans le Wisconsin. Auteur de plusieurs publications scientifiques dans la revue Journal of Dairy Science, elle a incité les éleveurs à revenir aux bases de l’hygiène de la mamelle. « La traite implique de mettre en place une routine bien définie, de former les trayeurs », a-t-elle notamment souligné. Son plan en cinq points basés sur la désinfection des trayons après la traite, la mise en place d’un protocole de soin sur les vaches taries, la traitement approprié des cas cliniques, laréforme systématique des vaches atteintes d’infection chronique et la maintenance régulière de la salle de traite, a eu des résultats probant dans le Wisconsin.

    Automatiser le management des Grands Troupeaux ?
    Michael Herdt, expert en bâtiment venu d’Allemagne, a présenté les priorités à respecter dans la mise en place d’un bâtiment pour la gestion des grands troupeaux. « Il nous faut trouver des solutions hautement automatisées pour baisser la charge de travail et pour donner aux vaches laitières les conditions d’une vie longue et productive », a t il conclu son intervention.

    Maîtrise du coût alimentaire
    Stéphane Saillé, expert nutrition chez BCEL (Bretagne conseil élevage) Ouest, s’est appuyé sur les témoignages vidéos de la SCEA du Tarun (Morbihan ) et de la SCEA Ar Menez (Finistère) pour montrer les différentes approches d’éleveurs bretons confrontés à l’élargissement de leur troupeau. Mise en place de lots, maîtrise du coût alimentaire et allègement des besoins en main d’oeuvre se révèlent les principales pistes étudiées. Un des élevages mise sur l’herbe, l’autre privilégie des contrats à termes pour l’achat de soja et colza.

    2800 vaches croisées en Californie
    Kurt Hoesktra de Cross View Dairy, un élevage de 2800 vaches installé à Oakdale (Californie) est venu apporter son expertise sur la gestion des grands troupeaux. Depuis 1999, les éleveurs expérimentent avec succès la méthode ProCross, le croisement trois voies (Holstein x Montbéliarde x Viking Red) pour améliorer la longévite des vaches. Le cheptel produit une moyenne de 12 483 kilos de lait (lait corrigé) avec un taux de réforme de seulement 21 % ! En outre, le taux cellulaire atteint 159 000 cellules /ml.

    En route vers les 3 millions de litres !
    Enfin, le gaec Pargas a cloturé la journée. Installé dans le Gers, cet élevage possède 230 vaches laitières et souhaite encore agrandir son exploitation pour atteindre plus de 3 millions de litres.


  • 2014 : LE DEVENIR DE NOS EXPLOITATIONS LAITIÈRES

    Une première édition couronnée de succès !

    La première édition « Les Journées Grands Troupeaux » s’est déroulée le 12 juin 2014 à Nantes et s’achève sur une note plus que favorable. Plus de 400 participants avaient fait le déplacement, dont 40% d’éleveurs. Un succès de foule donc, s’agissant d’une « première » pour un tel événement en France. Les échos sont également très encourageants et nous incitent à poursuivre dans cette voie. A l’occasion d’une enquête de satisfaction menée, au lendemain de cette journée, auprès des participants. 97,5% des répondants recommanderaient l’événement ! C’est un signal fort et enthousiasmant pour l’avenir des « Journées Grands Troupeaux », nous sommes d’autant plus sensibles à ce résultat que la participation à cette enquête a été soutenue. Des interventions diversifiées Pour cette première édition des « Journées Grands Troupeaux », nous avons pu compter sur l’aimable participation d’intervenants de qualité :

    Yves TREGARO
    de « France Agrimer » nous a dressé un état des lieux des bassins laitiers et leur évolution en France, notamment, en les comparant aux tendances dans d’autres pays Européens.

    Le Docteur Gordie JONES
    Vétérinaire, diplômé de l’Université du Michigan et éleveur d’un troupeau de 3500 vaches à Nekoosa, Wisconsin (Central Dairy Sands) est un expert reconnu dans le monde entier. Ce 12 juin, le docteur Jones nous a fait part de son amour pour la vache (le berceau de l’humanité, selon ses propres termes) au travers d’une présentation riche en conseils et astuces pour atteindre l’excellence en exploitation laitière.

    Le Docteur Pierre-Emmanuel RADIGUE
    de« 5mVet » nous a d’abord rappelé que la définition d’un « grand troupeau » était, avant tout, une question de perception. Il a ensuite notamment mis l’accent sur l’alimentation et son approche dans un grand troupeau.

    Olivier PERRET
    de « COGEDISfideor » nous a principalement parlé « chiffres » et a évoqué les ratios économiques à prendre en compte mais aussi et surtout, comment tenter de les optimiser.

    Claus LUERSSEN
    éleveur allemand d’un troupeau de 880 vaches dans le nord ouest de l’Allemagne, nous a fait part, avec sincérité, de son témoignage. C’est sur son histoire, ses projets, ses résultats mais aussi son sentiment quant à l’avenir du secteur que s’est achevé cette journée, riche en informations.